Polynésie Française

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Non, vous ne rêvez pas…

Véritable bijou du Pacifique Sud, la Polynésie Française décline ses 5 archipels et 118 îles en autant de contrastes de bleu turquoise, de vert émeraude et de blanc cristallin. Ses plages sont considérées comme les plus belles au monde, ses fonds marins sont d’une diversité exceptionnelle, et la culture polynésienne bien présente dans sa population vous assurera un dépaysement total. Bien plus qu’une destination, la Polynésie, se conjugue au pluriel ! Depuis les Marquises ou les Australes, authentiques et isolées, en passant par les Tuamotu, atolls de cartes postales, jusqu’aux Iles de la Société mariant lagons, motus, et montagnes de verdure, chacun y trouvera sa Polynésie, comme il l’a rêvée et le rêvera encore longtemps après son retour.

POPULATION

On compte environ 280’000 habitants en Polynésie Française, parmi lesquels 78% de Polynésiens, 12% d’Européens et 10% d’Asiatiques (principalement chinois). Près de 70% des habitants vivent sur l’île de Tahiti.

La culture polynésienne prend une place très importante. Si le français reste la langue officielle, on remarque que presque tous les panneaux et indications sont écrits d’abord en langue locale, avant la traduction française. Les langues parlées principalement sont, outre le français : le tahitien, le marquisien, le paumotu et le mangarevien.

Les Polynésiens sont en grande majorité catholiques, mais incluent certains concepts locaux à leurs croyances, comme le Mana (Force, pouvoir, grandeur…), ou Mana Nui (Grand Mana).

HISTOIRE

Les premiers habitants débarquèrent aux Marquises et sur les Iles de la Société, apparemment depuis le Sud-Est asiatique, vers l’an 150 avant notre ère. Il faut attendre ensuite l’année 1521 pour trouver la première trace d’une « découverte » européenne par Magellan, aux Tuamotu. S’en suivirent de nombreuses nouvelles observations jusqu’au 18ème siècle. La première mission permanente européenne, qui durera moins d’un an, est installée à Tahiti en 1774 par l’Espagne.

 

C’est toutefois la date du 5 mars 1797, toujours commémorée dans l’archipel, qui vit les Britanniques installer la première mission appelée à durer, sur l’île de Moorea. Le peuple polynésien s’organise alors en Royaume, sous le règne des rois et reines Pomare, acceptant la prédominance britannique.

 

Dès 1842, désireux de freiner l’expansion britannique dans le Pacifique, les Français débutèrent la colonisation de la Polynésie. Le protectorat français est officiellement établi en 1847, en accord avec la Reine Pomare IV. En 1880, le Roi Pomare V cède le territoire à la France, et la colonie prend le statut « d’Etablissements français de l’Océanie ». Pomare V meurt en 1891, date coïncidant avec l’arrivée du premier habitant célèbre de l’archipel : Paul Gauguin.

Le demi-siècle suivant verra la colonisation française s’intensifier avec l’annexion progressive d’îles et archipels de plus en plus éloignés (Gambiers, Australes).

 

En 1946, la Polynésie devient un Territoire d’Outre-Mer (TOM). Les Polynésiens obtiennent le droit de vote, mais un mouvement anticolonialiste sous-jacent depuis quelques années prend de l’importance. C’est seulement en 1957 que le territoire prend le nom de « Polynésie Française ». En 1958, la France tente d’y mettre en place un impôt sur le revenu, mais il sera immédiatement abrogé après d’importantes manifestations. Le monde vit à l’heure de la décolonisation et la population locale n’est pas disposée à se laisser imposer des règles par la France. Il votera toutefois en faveur du maintien du statut de TOM en 1958. L’impôt sur le revenu est toujours inexistant de nos jours.

 

Voyant le développement touristique d’Hawaii, la France décide de construire un aéroport international à Papeete. Il sera terminé en 1961. En 1977, après plusieurs années de tensions politiques, la Polynésie Française reçoit un statut dit « d’Autonomie de Gestion » puis, en 1984, forme un véritable gouvernement local avec un Président du Gouvernement.

Quiconque a déjà voyagé en Polynésie aura remarqué le désir fort d’une grande partie de la population de cultiver une identité locale forte. Cela se perçoit dans la langue et les croyances, mais aussi dans bien d’autres domaines dont le plus emblématique est dans doute le tatouage. Le mot lui-même vient du terme polynésien Tatau qui signifie « frapper » (les tatouages traditionnels étant réalisés en frappant un os de baleine aiguisé sur la peau pour y faire pénétrer l’encre). A cause de la colonisation européenne, et surtout de la christianisation, l’art du tatouage fut quasiment perdu en Polynésie. Ce n’est que dans les années 80, grâce aux croquis d’un missionnaire allemand et à des tatoueurs des Samoa que le tatouage refit son apparition. Depuis, la majorité des Polynésiens arborent fièrement des tatouages aux motifs traditionnels, généralement dans le style de leur archipel d’origine.

 

L’architecture locale est encore visible principalement grâce aux Faré (cabanes). De nombreux vestiges archéologiques présents sur les différentes îles nous permettent d’observer Marae (lieux sacrés), Paepae (fondations dallées) ou Tiki (statues).

 

Si la musique et les chants séculaires ont été quasiment perdus, la danse traditionnelle reste très présente, principalement au travers du festival « Heiva i Tahiti ».

Infos pratiques

En Polynésie, c’est l’été toute l’année! Le climat tropical y est rafraîchi par les alizés, ce qui porte la température annuelle moyenne de l’air comme de l’eau à 25°C. On y distingue toutefois 2 saisons. Durant la saison sèche, de mars à novembre, les températures se situent entre 21°C et 27°C. De décembre à février, la température peut atteindre 35°C et les précipitations sont plus abondantes. Mais les averses dépassent rarement 30 minutes. 

On note également des différences entre les archipels. Les Iles Australes et Gambier, plus au Sud, offrent un climat plus frais, surtout de mai à septembre. A l’inverse, les Iles Marquises sont plus proches de l’équateur, les températures y sont donc plus élevées. L’Archipel des Tuamotu, dépourvu de reliefs, bénéficie de l’un des taux d’ensoleillement les plus élevés au monde.

Formalités : Passeport suisse valable. En cas de transit aux USA, formulaire ESTA et passeport valable 6 mois après le retour.

 

Vaccins : Aucun vaccin obligatoire

 

Monnaie : Franc CFP

 

Langues : Français, Tahitien et autres dialectes polynésiens

Archipels et îles

LES ILES DE LA SOCIETE

Archipel le plus peuplé, il regroupe les îles les plus célèbres séparées en deux groupes. Les Iles du Vent regroupent notamment Tahiti, Moorea et Tetiaroa, alors que les Iles sous le Vent sont composées de Bora Bora, Huahine, Raiatea, Tahaa et Maupiti, entre autres.

En tout, ce sont 9 îles hautes et 5 atolls qui furent formés par le point chaud de la Société. La plupart est formée d’un île haute entourée d’une barrière de corail et de motus (îlots coralliens).

Tahiti, est l’île la plus peuplée de l’archipel, où l’on trouve l’aéroport international et la capitale Papeete avec son célèbre marché. L’île est séparée en deux : Tahiti Nui (la grande) et Tahiti Iti (la petite). Son centre verdoyant et montagneux, parsemé de rivières et cascades, invite à la randonnée. On y trouve une multitude d’hôtels et prestataires touristiques, ce qui en fait une destination idéale pour les voyageurs en quête d’activités nautiques. C’est également une île offrant de nombreux spots de surf.

Moorea, « l’Ile Sœur » de Tahiti, se rejoint depuis Papeete en 30 minutes de bateau ou 10 minutes de vol. Très verte et dotée d’un lagon splendide, elle offre comme sa sœur une pléiade de logements et activités dans un environnement un peu plus calme et moins peuplé. Elle est réputée pour ses sites archéologiques, ses plantations d’ananas, ses randonnées, ses magnifiques plages, l’observation des raies et requins, ainsi que des baleines d’août à octobre.

Huahine, anciennement gouvernée par des reines, a gardé le surnom « d’Ile de la Femme ». Vaste et peu peuplée, on y profite d’un contact authentique avec la population locale. Elle est considérée, grâce à sa végétation sauvage et luxuriante, comme le Jardin d’Eden du Pacifique Sud. Ses nombreuses petites criques et motus, tout comme ses sites de snorkeling réputés, en font la destination rêvée pour quiconque recherche le calme et l’intimité.

Bora Bora, dont seul le nom fait rêver les voyageurs du monde entier, possède un lagon extraordinaire, souvent considéré comme le plus beau au monde. Elle est constituée d’une île centrale volcanique majestueuse, trônant telle une reine entourée de ses sujets : les nombreux motus ceignant le lagon. Base militaire américaine durant la 2e Guerre Mondiale, passé lui ayant légué son aéroport, elle est aujourd’hui un centre touristique incontournable de la Polynésie grâce aux nombreux hôtels situés principalement sur ses motus.

Raiatea, berceau de la culture polynésienne, possède une histoire très riche qui lui légua de nombreux sites archéologiques (parmi les plus beaux du pacifique) ainsi que son surnom « d’Ile Sacrée ». Parsemée de vallées profondes et verdoyantes qu’on peut admirer depuis sa route traversière unique, elle est célèbre pour sa fleur endémique : le Tiare Apetahi. On y trouve également la seule rivière navigable de Polynésie et de nombreuses chutes d’eau

Taha’a est située dans le même lagon que Raiatea. Deux fois plus petite que sa voisine, elle a su préserver son authenticité. Les plantations de vanille qu’on peut y visiter lui ont donnée son surnom « d’Ile Vanille ». On y trouve également des fermes perlières ainsi qu’un jardin de corail exceptionnel.

Maupiti, la plus petite des îles de la Société, mérite son surnom « d’Ile Secrète ». Considérée comme la Bora Bora des années 60, elle est également composée d’un île haute entourée d’un lagon cristallin et de motus. La principale différence avec sa grande sœur, c’est qu’ici les hôtels sont remplacés par des pensions de famille.

L’ARCHIPEL DES TUAMOTU

Vaste étendue de 900km carrés, cet archipel est constitué de 78 atolls coralliens rivalisant de bleus turquoise et de sable blanc. Très prisé par les plongeurs, il est également très apprécié par les voyageurs en quête de tranquillité, de farniente et de paysages paradisiaques.

Rangiroa, considéré par le Commandant Cousteau comme le site de plongée le plus riche de la planète, est le 2ème plus grand lagon au monde. Il pourrait contenir l’île de Tahiti tout entière ! Véritable paradis des plongeurs et des amateurs de snorkeling grâce à sa faune aussi variée qu’abondante, on y trouve également le célèbre « Lagon Bleu », l’Ile aux Oiseaux, des fermes perlières et même un vignoble !

Fakarava, 2ème atoll polynésien par sa taille, fait partie d’une biosphère classée par l’UNESCO comprenant 7 atolls. On ne trouve aucun hôtel dans ce paysage de carte postale. Ici, on ne loge qu’en pension de famille. Ses fonds marins très riches sont très prisés et se découvrent grâce au seul centre de plongée de l’atoll.

Tikehau, tout proche de Rangiroa, possède le lagon considéré comme le plus poissonneux au monde. Ses motus au sable blanc et rose, dont seuls deux sont habités, invitent à la flânerie et au snorkeling. Ici, on se croit Robinson Crusoé l’espace de quelques jours.

LES ILES MARQUISES

« Le temps s’immobilise aux Marquises », chantait Jacques Brel dans les années 70. Cette maxime correspond encore parfaitement à la « Terre des Hommes » de nos jours. Un séjour aux Marquises, c’est la promesse d’un voyage hors du temps, empreint d’authenticité, durant lequel on ressent toute l’énergie dégagée par ces îles volcaniques aux parois abruptes et à la végétation luxuriante. Ici, pas de lagon corallien, mais l’assurance d’un accueil chaleureux par une population souvent tatouée qui vit au rythme de ces îles isolées au milieu du Pacifique.

Nuku Hiva est la plus grande et la plus peuplée des Iles Marquises avec ses 3000 habitants. Son chef-lieu, Taiohae, est également la « capitale » de l’archipel. On y trouve la Cathédrale Notre Dame des Marquises dont les murs ont été construits avec des pierres de toutes les îles des Marquises. La cascade Hakaui, haute de 350 mètres, est située au bout d’une vallée luxuriante magnifique. On y trouve également plusieurs sites archéologiques et une faune marine attirant de nombreux plongeurs.

Hiva Oa est sans doute la plus célèbre de l’archipel puisqu’elle a accueilli le peintre Paul Gauguin et, surtout, le chanteur Jacques Brel qui y trouva son paradis, loin du tumulte de la célébrité. On peut aujourd’hui encore leur rendre hommage dans le magnifique cimetière du Calvaire. Ses nombreux sites archéologiques noyés dans la végétation luxuriante ainsi que ses pics rocheux et ses plages de sable noir en font une étape polynésienne incontournable.

Ua Pou, avec ses deux colonnes basaltiques emblématiques, est un petit bijou perdu où vous attendent de charmantes randonnées pédestres et équestres. On n’y trouve que quelques pensions de famille permettant de s’immerger dans l’authenticité des marquises d’un autre temps.

LES ILES AUSTRALES

Archipel semblant « perdu » tout au Sud de la Polynésie, à l’écart des routes maritimes, les Australes représentent pour chaque voyageur une aventure au bout du monde, emprunte de traditions et de rencontres surprenantes. On n’y loge qu’en pension de famille afin de vivre pleinement la sérénité des lieux et la chaleur de l’accueil des habitants.

Tubuai, centre administratif des Australes, vit principalement d’agriculture. Idéale pour la randonnée, son lagon et ses motus son également prisés des adeptes de baignade et de snorkeling. Les alizés y sont particulièrement favorables à la pratique du kitesurf et du windsurf.

Rurutu est l’île la plus peuplée de l’archipel avec ses 2500 habitants. Elle ne possède pas de lagon, ce qui ne l’empêche pas d’être dotée de magnifiques plages blanches. Célèbre pour ses grottes, ses sites archéologiques, ainsi que pour les nombreuses baleines à bosse qui se reproduisent dans ses eaux de juillet à octobre, cette île saura charmer les amoureux de paysages variés et d’accueil authentique.

Rimatara, minuscule île ronde de 8km carrés, est entourée par un lagon peu profond délimité par une barrière de corail. Sa nature vierge ravira les férus d’ornithologie ainsi que toute personne en quête du havre de paix ultime.

LES ILES GAMBIER

Situées à l’extrême Sud-Est de la Polynésie Française, les 14 îles hautes et nombreux îlots coralliens formant Les Gambier ne sont habités que par 1600 personnes vivant principalement de la perliculture.

Mangareva, « l’Ile Flottante », regroupe près de 90% des habitants de l’archipel. Réputée pour son lagon aux mille couleurs où sont cultivées des perles noires d’une rare qualité, elle présente en son centre une chaîne montagneuse idéale pour les randonnées. Entre pêche traditionnelle, snorkeling et contacts privilégiés avec une population rarement confrontée aux touristes, on vient y chercher la quiétude d’une île isolée.

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